POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
TORONTO (Ontario) — Le Canada perd les personnes dont il dit avoir le plus besoin. Selon le nouveau rapport de l’Institut pour la citoyenneté canadienne (ICC) et du Conference Board of Canada, intitulé Des occasions manquées 2025 : Rétention difficile des immigrants très qualifiés et professions à forte demande, les immigrants continuent de quitter le Canada à des taux qui frôlent les records. En outre, le taux auquel les immigrants très instruits et très qualifiés quittent le Canada est le double de ceux moins instruits et moins qualifiés.
Cette étude, la troisième de la série Leaky Bucket de l’ICC, s’appuie sur 40 années de données pour révéler qu’un immigrant sur cinq quitte le Canada au cours des 25 années suivant son arrivée, les pertes les plus lourdes survenant dans un délai de cinq années seulement.
« Le Canada est gagnant quand les personnes talentueuses choisissent de jouer pour notre équipe, a affirmé Daniel Bernhard, directeur général de l’Institute for Canadian Citizenship. Mais cette recherche démontre que les personnes dont nous avons le plus besoin — les ingénieurs, les professionnels de la santé, les scientifiques et les cadres supérieurs — font leurs valises et partent en trop grand nombre. Elles ne peuvent contribuer à la réussite du Canada que si nous pouvons les retenir, ainsi que leurs talents, au pays. »
Principales constatations
- Un immigrant sur cinq quitte le Canada au cours des 25 années suivant son établissement. Les immigrants très instruits partent plus vite : les titulaires d’un doctorat ont presque deux fois plus tendance à partir que ceux titulaires d’un baccalauréat.
- Les immigrants très qualifiés sont deux fois plus nombreux à partir au cours des cinq premières années que les travailleurs peu qualifiés.
- Les professions à la croissance la plus rapide, dont les besoins en main-d’œuvre sont les plus élevés, connaissent les taux de rétention les plus faibles : les gestionnaires d’entreprises et de services financiers, les professionnels des technologies de l’information et des communications, les ingénieurs et les directeurs de services d’architecture affichent les taux de départ les plus élevés.
- La croissance de la rémunération importe : les immigrants dont les gains croissent faiblement sont beaucoup plus enclins à partir : parmi les titulaires d’un doctorat, ceux dont le revenu est stagnant ont presque trois fois plus tendance à partir que ceux dont le revenu augmente au Canada.
- C’est au Canada atlantique que la rétention est la plus difficile : les immigrants sont plus nombreux à quitter cette région que partout ailleurs au pays.
- La majorité des immigrants partent de la première province du Canada où ils se sont établis, sans tenter d’aller vivre dans d’autres provinces.
Ce rapport brosse un portrait troublant de la situation : le système d’immigration du Canada réussit à attirer les personnes de talent, mais pas à les retenir. Alors que les niveaux d’immigration se stabilisent et que la population vieillit, la perte de nouveaux arrivants qualifiés impose des coûts économiques réels à tous les Canadiens — ralentissement de la croissance, affaiblissement de l’innovation et baisse du nombre de travailleurs dans les secteurs clés.
« Diminuer l’immigration pendant la baisse de la rétention équivaut à continuer de verser de l’eau dans le même système qui fuit, a ajouté Daniel Bernhard. C’est une profonde défaite que nous nous infligeons. Quand les immigrants les plus talentueux quittent le pays, nos besoins ne partent pas avec eux. »
Ce rapport réclame une stratégie de rétention nationale afin que les immigrants que le Canada travaille d’arrache-pied à attirer décident de rester et de contribuer à long terme. Voici ce qu’il recommande :
- Un cadre national clair pour suivre la rétention des immigrants et fixer des objectifs mesurables. Des programmes d’établissement réformés et modernes, axés sur l’intégration et la rétention des immigrants très qualifiés : réforme de la délivrance des permis d’exercer, amélioration des programmes de transition et de ceux qui renforcent le sentiment d’appartenance et l’engagement envers le Canada.
- Stratégies de rétention ciblées dans les professions à forte demande, comme celles des soins de santé, de la construction et des technologies de l’information et des communications.
- Nouveaux outils à l’usage des employeurs pour créer des milieux de travail accueillants, axés sur la croissance, qui aident les nouveaux arrivants à réussir et à rester.
Lire le rapport en entier à https://forcitizenship.ca/des-occasions-manquees_2025/
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À propos de l’ICC
L’Institut pour la citoyenneté canadienne est un organisme de bienfaisance national qui travaille pour un Canada où les immigrants ne se contentent pas de venir, mais où ils restent, deviennent des citoyens, réussissent et rendent le Canada plus fort, plus riche et plus vivant.
L’application Canoo de l’ICC donne aux nouveaux arrivants et à leurs familles l’accès aux expériences les plus recherchées au Canada, ainsi que les outils nécessaires pour les aider à faire du Canada leur chez-soi. Depuis 2010, Canoo a accueilli plus de 940 000 nouveaux arrivants qui en sont devenus membres. Tous les résidents permanents récents et les nouveaux citoyens peuvent se joindre à Canoo en téléchargeant gratuitement l’application. Pour en savoir plus sur l’application et sur la liste croissante des avantages pour les membres de Canoo, veuillez consulter https://canoo.ca/fr/.
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