Claire Oliver, à gauche, est responsable du développement des publics de Danse Danse.

Danse Danse permet aux Montréalais·e·s de profiter du meilleur de la danse contemporaine locale et internationale depuis 1998. Son engagement à promouvoir la danse et son engouement a permis à l’organisme de passer de la présentation de spectacle à la création de projets pour les jeunes et les écoles, en passant par la mise sur pied d’un service du développement des publics en 2015. Nous avons récemment discuté avec Claire Oliver, responsable du développement des publics, du travail de Danse Danse, de la danse en tant que langage commun, ainsi que de la façon dont la diversité façonne un organisme.

Pourriez-vous nous en dire un peu plus sur Danse Danse et sur votre rôle au sein de la compagnie?
Danse Danse est un diffuseur de danse contemporaine. En d’autres termes, l’organisme présente des spectacles de danse contemporaine de compagnies locales et internationales. Pour cette 22e saison, 12 compagnies présenteront un total de 60 représentations et 2 matinées scolaires sur le grand plateau du Théâtre Maisonneuve (1400 places) ou dans l’intimité de la Cinquième Salle (300 places), à la Place des Arts.

Depuis les débuts de Danse Danse, l’appréciation de la danse contemporaine et le développement des publics se trouvent au cœur de la mission de l’organisme. C’est donc dans une volonté de sensibilisation et d’accessibilité aux arts de la scène que le département du développement des publics a été créé en 2015. Ma collègue Anne-Sophie Viens et moi-même y travaillons à développer des projets inclusifs autant en milieu scolaire, que communautaire, ou encore avec les nouveaux citoyens que nous avons le plaisir d’accueillir à nos spectacles depuis 2018 !

Montréal est une ville dynamique, connue pour sa diversité culturelle ainsi que les nombreux groupes ethniques et religieux qu’on y retrouve. Comment tout cela a-t-il façonné et influencé Danse Danse?
Montréal est une ville extrêmement riche en termes de diversité culturelle et beaucoup de créateurs établis au Québec et présentés par Danse Danse ont leurs racines à l’étranger : Algérie, Vénézuela, Mexique… sans parler des interprètes. Aux compagnies locales s’ajoutent un grand nombre de compagnies internationales dont le nombre de représentations cumulées font de Danse Danse la plus importante saison de danse contemporaine au Canada. Depuis ses débuts, Danse Danse a présenté des compagnies étrangères provenant de 23 pays et des 5 continents.

En ce qui concerne les spectateurs, une récente étude* a montré que notre public présente – proportionnellement parlant – une diversité culturelle plus grande que la population de la Ville de Montréal. Quant à notre équipe de bureau : Allemagne, Chine, France, Liban et Québec se côtoient (nos potluck sont mémorables) et apportent couleurs et sensibilités très enrichissantes dans notre travail qui touche aux émotions, à l’expression, à l’identité.

* Analyse de profil effectuée par Postes Canada en 2018

En quoi la danse, en tant que moyen d’expression, est-elle inclusive? Comment y accéder?
La danse existe depuis… la préhistoire ! Pour célébrer, ritualiser, socialiser… la danse est un moyen d’expression qu’on retrouve sur tous les continents. De plus, elle n’a fondamentalement besoin que d’un outil : le corps. Pas besoin de mots, pas de frontière de langue. D’autre part, la danse contemporaine a largement démocratisé la représentation du corps sur scène : il peut être grand, petit, bâti, mince, il peut avoir des limitations physiques. Du côté de l’offre des cours de danse, elle s’adresse à tous les âges et conditions : pour les tout-petits, les aînés, les personnes à mobilité réduite. La danse est vraiment un medium artistique rassembleur, il y a en a pour tous et pour tous les goûts alors, dansez !

Pourriez-vous nous parler du programme Amenez un jeune à la danse et de la façon dont ce programme favorise la participation et les contacts?
Le programme Amenez un jeune à la danse existe depuis 2005 chez Danse Danse. Grâce aux fonds amassés lors de nos campagnes de dons annuelles, ce programme permet d’offrir l’accès gratuit à nos spectacles pour plusieurs centaines de jeunes à chaque saison. Centres jeunesse, écoles en milieu défavorisé, organismes communautaires œuvrant auprès de clientèles sensibles, peuvent donc emmener les jeunes assister à une représentation de Danse Danse et bénéficient d’un accueil personnalisé par un.e ambassadeur.rice qui leur apporte informations et accompagnement avant, pendant et après le spectacle; une occasion toute spéciale d’ouvrir un espace d’expression, d’écoute et de partage.

À ce jour, c’est plus de 6 800 jeunes qui ont pu bénéficier de ce programme.

Et ce sont également 930 nouveaux citoyens qui ont bénéficié d’un accès gratuit à nos spectacles, et pour certains, d’un atelier en mouvement avec un artiste invité de la saison !

En quoi des initiatives comme Amenez un jeune à la danse ont‑elles changé Danse Danse?
Le programme Amenez un jeune à la danse donne aussi une voix aux jeunes. On entend cette voix et elle nourrit nos réfections et nous fait avancer.  Ainsi, l’accompagnement et les ressources dédiées au programme évoluent au fil des ans. Et il a donné naissance à plusieurs autres projets ! En fait, il est la clé de voûte de nos actions culturelles : les projets qu’on construit, les ressources qu’on développe, les partenariats qu’on établit.

Le département-même du développement des publics est né de cette envie et cette nécessité de creuser plus loin dans l’accompagnement des publics éloignés de notre offre et l’appréciation de la danse contemporaine.

Remarquez-vous une différence dans la façon dont les auditoires sont touchés par les représentations lorsqu’il y a une composante d’interaction?
La médiation culturelle propose de tisser des liens entre un individu et une œuvre. Quand des jeunes participent à un atelier avec un artiste qu’ils voient ensuite sur scène, l’effet est immédiat : ils se sentent concernés, fiers, complètement à leur place dans un théâtre qui n’était pas forcément un choix de sortie pour eux. Ils sont partie prenante de l’expérience artistique. Quand des jeunes discutent avec une ambassadrice avant le spectacle, le but est de créer des ponts entre eux et la pièce à voir, de créer le désir de voir le spectacle.

Il y a une sorte de magie qui s’opère quand on observe la connexion que peut engendrer la médiation culturelle : ce sentiment que l’art n’a pas de barrières, qu’il rassemble mais aussi nous entraîne dans une expérience tellement intime et créatrice. C’est l’expérience du sensible au plus profond de nous qui a la chance de s’opérer et de vibrer.

Comment la dance incite-t-elle l’inclusion dehors du théâtre?
En dehors de la présentation des spectacles, Danse Danse organise des ateliers de danse, des visites des coulisses ou des ateliers du spectateur au théâtre mais aussi dans des studios ou même dans des écoles ou des centres communautaires. Le salle de spectacle n’est pas le seul espace où la rencontre artistique peut avoir lieu. Nous allons aussi à la rencontre du public là où il se trouve.

Nous avons également un partenariat avec une galerie d’art – Arsenal, art contemporain – qui offre à des artistes en danse un espace de création pendant quelques semaines qui s’achèvent par une présentation publique du travail accompli.

Que ce soit à destination du grand public, des jeunes, des nouveaux citoyens ou encore des aînés (pour un projet pilote à venir bientôt !), nous travaillons à multiplier les projets inclusifs afin de partager avec un public grandissant le plaisir de la danse !

Quel est le programme dont vous êtes la plus fière et pourquoi?
Question difficile… mon travail me procure un sentiment d’accomplissement certain, parce qu’il touche à l’humain, à l’émotion, au partage. Que ce soit la découverte d’une réelle passion ou un simple moment de plaisir partagé ou encore des questionnements voire une perte de repères, toute expérience artistique peut être constructive et signifiante.

Je suis autant fière des petites actions que des grandes. Dans le fond, je suis fière d’avoir eu le mandat de partir le département du développement des publics et de le faire grandir avec ma formidable collègue Anne-Sophie Viens. Et c’est grâce à l’engagement et la volonté de Danse Danse que tout cela est possible.

Cette entrevue a été modifiée par souci de clarté et de brièveté

L’élection fédérale du Canada aura lieu le lundi 21 octobre 2019. En tant qu’organisme qui encourage la citoyenneté active, l’Institut pour la citoyenneté canadienne (ICC) est soucieux de s’assurer que tous les Canadiens, en particulier les nouveaux·elles citoyen·ne·s, sont informé·e·s non seulement sur comment exercer son droit de vote, mais également sur ce que les partis politiques ont à proposer au sujet de la citoyenneté et de l’inclusion. Vous trouverez ci-dessous une présentation détaillée de la position des principaux partis politiques sur les questions de l’inclusion, à savoir l’immigration, la citoyenneté, le multiculturalisme et la diversité ainsi que la lutte contre la haine. Cette page présente les engagements du Parti libéral du Canada, dirigé par Justin Trudeau, du Parti conservateur du Canada, dirigé par Andrew Scheer, du NPD, dirigé par Jagmeet Singh, du Parti vert, dirigé par Elizabeth May, du Bloc Québécois, dirigé par Yves-François Blanchet et du Parti populaire du Canada, dirigé par Maxime Bernier.

Pour savoir comment et où voter, consultez notre blogue. Ceux·elles qui ne sont pas encore citoyens canadiens peuvent, malgré tout, participer à un processus de vote parallèle dirigé par des organismes comme CIVIX ou aux Programmes de l’Échange sur l’engagement démocratique.

Pour comprendre les plateformes de chaque parti politique sur diverses questions comme les changements climatiques, le logement, les soins de santé, les impôts et l’éducation, consultez l’analyse de Radio-Canada, mise à jour à mesure que les partis ajoutent des éléments à leur plateforme. L’ICC considère la citoyenneté et l’immigration comme étant des enjeux importants et sait que les électeur·rice·s veulent connaître l’ensemble des engagements des partis avant d’aller aux urnes!

Position des partis en matière d’immigration

Officiellement, le Parti libéral, le Parti conservateur, le Nouveau Parti démocratique et le Parti vert ont tous déclaré qu’ils étaient en faveur de l’immigration économique. Chacun aborde toutefois cette question de façon très différente. Les immigrants économiques représentent déjà quelque 60 % des immigrants au Canada et ils sont évalués sur leurs compétences et leur capacité à contribuer à l’économie canadienne. Cette catégorie d’immigrants ne comprend pas les réfugiés ni les personnes acceptées dans le cadre d’un programme humanitaire, d’un programme de réunification des familles ou de parrainage.

Les partis mentionnés ci-dessus s’entendent sur la nécessité d’améliorer le système de reconnaissance des titres de compétences au Canada, car il constitue un obstacle important à l’emploi pour les immigrants. L’amélioration de ce système permettrait non seulement aux immigrants d’atteindre leur plein potentiel, mais elle permettrait aussi à l’économie canadienne de bénéficier de toutes les compétences et toute l’expérience des immigrants.

Différences : Niveaux d’immigration et priorités

Dans sa plateforme, le Parti libéral s’engage à « continuer d’accueillir plus de gens au Canada en ciblant les travailleurs hautement qualifiés ». Le gouvernement libéral a créé un plan des niveaux d’immigration pour 2018-2021; c’est le premier plan pluriannuel mis au point depuis plus de 15 ans. Selon ce plan, le nombre d’immigrants a atteint 321 045 en 2018, l’objectif étant de 350 000 immigrants. Les Libéraux prévoient mettre sur pied un volet permanent consacré aux réfugiés pour les défenseurs des droits de la personne, les journalistes et les travailleurs humanitaires. Ils établiront aussi un Programme de candidats municipaux « qui permettra à des communautés locales, à des chambres de commerce et à des associations locales de parrainer directement des immigrants permanents ».

La plateforme du Parti conservateur a été publiée tout récemment, soit à peu près deux semaines avant l’élection. Les conservateurs entendent donner priorité à l’immigration économique plutôt qu’humanitaire (de refugiés) ou de réunification familiale, et miseraient sur le parrainage privé plutôt que gouvernemental des réfugiés. M. Scheer s’engage à remanier le programme des réfugiés parrainés par le gouvernement pour cibler spécifiquement les personnes ayant survécu à un génocide, les refugiés LGBTQ+ et les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. La plateforme conservatrice s’engage à aligner l’immigration sur les besoins économiques en matière de main d’œuvre, à augmenter le nombre de points requis pour qualifier au programme Express entrée, à réduire les traversées irrégulières à la frontière, et à négocier une plus grande autonomie pour le Québec en matière d’immigration.

Dans sa plateforme, le NPD s’engage à « s’assurer que nos politiques et niveaux d’immigration répondent aux besoins de main-d’œuvre au Canada et reconnaissent l’expérience la contribution et les liens que les gens ont établis avec le Canada. » Le parti estime que « la réunification des familles doit être une priorité » de la politique d’immigration canadienne et il s’engage à « travailler avec les provinces pour combler les lacunes dans les services d’établissement ». Dans sa plateforme, le NPD promet également de faire en sorte que l’industrie des consultants en immigration soit mieux réglementée. M. Singh a déclaré que le NPD mettra fin au plafond des demandes de parrainage des parents et des grands-parents et qu’il éliminera les frais de demande et d’établissement des immigrants.

Selon sa plateforme, le Parti vert s’engage à « accélérer la réunification familiale, en particulier la réunification des enfants avec leurs parents », à « établir un système équitable » et à attirer des immigrants pour soutenir la population vieillissante du Canada et pour répondre au besoin de main-d’œuvre. Le Parti vert va aussi « instaurer une discussion nationale pour définir le terme “réfugié environnemental”, puis exercer des représentations pour que la définition soit incluse dans nos catégories d’immigration et qu’on accepte au Canada une proportion appropriée des réfugiés environnementaux. » Les Verts veulent éliminer le programme des travailleurs étrangers temporaires, en plus de garantir un meilleur financement pour l’enseignement des langues et pour les services de formation dans les langues officielles du Canada.

Selon sa plateforme, le Bloc Québécois souhaite renforcer l’autonomie du Québec dans sa prise de décision et propose que le choix du nombre d’immigrants et de réfugiés acceptés dans la province revienne à l’Assemblée nationale du Québec plutôt qu’au gouvernement fédéral. Le Bloc Québécois promet d’alléger le traitement des dossiers du programme de travailleurs étrangers temporaires et d’accorder un crédit d’impôt aux diplômés récents et aux immigrants qui acceptent un emploi en région.

Le Parti populaire du Canada s’oppose à « l’immigration massive » et s’engage à réduire le nombre total d’immigrants et de réfugiés pour le faire passer de 350 000 à entre 100 000 et 150 000 par an, un niveau jamais vu depuis 1986. Dans sa plateforme, le Parti populaire indique expressément que l’immigration massive est utilisée par les partis traditionnels comme un moyen d’acheter des voix chez les communautés d’immigrants et ajoute que cela fait gonfler le prix des logements. Il précise que l’immigration « ne devrait pas être utilisée pour modifier de force le caractère culturel et le tissu social de notre pays. Elle ne devrait pas imposer aux Canadiens un fardeau financier excessif dans la poursuite d’objectifs humanitaires. »

Voie vers l’obtention de la citoyenneté

Les Libéraux ont promis d’éliminer les frais de dossier pour les demandes de citoyenneté pour les gens qui satisfont aux exigences requises pour l’obtenir. Actuellement, les frais sont de 530 $, alors qu’ils n’étaient que de 100 $ avant l’arrivée du dernier gouvernement conservateur. Le ministre de l’Immigration, Ahmed D. Hussen a déclaré que son gouvernement « a entendu des groupes provenant de tout le pays… que les frais prohibitifs empêchaient des familles de demander la nationalité canadienne. »

Selon sa plateforme, le Parti vert s’engage à « établir un programme pour traiter les 200 000 dossiers estimés de personnes vivant au Canada sans statut officiel en assurant un canal vers la résidence permanente pour ceux qui se qualifient. » Les Verts souhaitent aussi « s’assurer que les Canadiens déchus de leur citoyenneté à cause de lois archaïques soient protégés et qu’on les rétablisse dans leur citoyenneté. » Par ailleurs, ils s’engagent à « faciliter les processus permettant à des étudiants ou à des travailleurs étrangers d’accéder à la résidence permanente et à la citoyenneté. »

Promotion de la diversité et du multiculturalisme

Les Libéraux mentionnent qu’ils « en feront plus pour encourager la diversité dans les nominations aux agences et organismes fédéraux » et qu’ils « ne nommeront que des juges bilingues à la Cour suprême du Canada. » M. Trudeau est le seul chef de parti qui a dit publiquement qu’il envisagerait contester le projet de loi 21 du Québec, qui interdit à certains fonctionnaires, notamment aux enseignants et aux policiers, de porter des signes religieux.

La plateforme des conservateurs ne contient aucun engagement précis en matière de multiculturalisme ou de diversité. Les Conservateurs ont toutefois indiqué publiquement qu’ils ne contesteraient pas le projet de loi 21 du gouvernement du Québec.

Dans sa plateforme, le Nouveau Parti démocratique prend plusieurs engagements pour lutter contre la discrimination fondée sur la race, le sexe ou l’orientation sexuelle et pour améliorer l’équité. Selon cette plateforme, le NPD va « renforcer les lois sur le travail et assurer l’embauche diversifiée et équitable au sein de la fonction publique fédérale et dans les secteurs sous réglementation fédérale. Les emplois et la formation pour les groupes sous-représentés feront partie intégrante de nos plans d’infrastructures fédérales. » M. Singh appuie l’élargissement de lois linguistiques au Québec, mais il a déclaré publiquement qu’il ne participerait à la contestation du projet de loi 21.

Les Verts mettent l’accent sur la collaboration avec les provinces et les municipalités pour « améliorer l’intégration des nouveaux Canadiens et Canadiennes dans la toile multiculturelle de notre pays. » Dans leur plateforme, ils présentent plusieurs promesses visant à soutenir la diversité et le multiculturalisme, notamment en « aidant les organisations culturelles à obtenir le statut d’organisme de charité. » Ils s’engagent également à encourager « le recours aux accords de retombées locales afin d’accroître l’inclusion économique et les occasions d’affaires pour les communautés de couleur marginalisées. » Mme May a personnellement pris position contre le projet de loi 21 du Québec, mais a toutefois indiqué qu’elle n’exigerait pas l’intervention du gouvernement fédéral.

Blanchet, du Bloc Québécois, a déclaré que la Loi sur le multiculturalisme canadien ne devrait pas s’appliquer au Québec, principalement en raison des préoccupations et du désir de protéger la langue et la culture du Québec. Lors du débat des chefs du 7 octobre, M. Blanchet a défendu le projet de loi 21 du Québec et a ajouté que le Québec n’avait pas besoin que les politiciens fédéraux lui disent « quoi faire ou ne pas faire en ce qui concerne ses propres valeurs. »

Selon sa plateforme, le Parti populaire du Canada s’engage à « abroger la Loi sur le multiculturalisme et à supprimer tout financement destiné à promouvoir le multiculturalisme. Il mettra plutôt l’accent sur l’intégration des immigrants dans la société canadienne. »

Lutte contre la haine en ligne et renforcement de l’inclusion

Les Libéraux s’engagent à « lutter contre l’extrémisme violent en ligne » en exigeant que les plateformes de médias sociaux suppriment le contenu illicite, y compris les propos haineux, dans les 24 heures suivant leur publication, sous peine d’encourir des pénalités financières importantes. Pour lutter contre le racisme hors ligne, les Libéraux s’engagent à renforcer la Stratégie de lutte contre le racisme en doublant son financement, à augmenter le financement d’initiatives communautaires visant à promouvoir l’inclusion et à combattre le racisme, ainsi qu’à améliorer la qualité et la quantité des données réunies au sujet des crimes haineux. Ils vont également « augmenter les investissements dans le Centre canadien pour l’engagement communautaire et la prévention de la violence. »

Les Néo-démocrates s’engagent eux aussi à lutter contre toutes les formes de haine et de racisme. Ils promettent de « réunir un groupe de travail pour lutter contre la haine en ligne, protéger la sécurité publique et s’assurer que les plateformes de médias sociaux soient responsables d’éliminer les contenus haineux et extrémistes avant que ceux-ci n’aient la chance de faire du mal ». Sous un gouvernement néo-démocrate, toutes les grandes villes disposeront d’unités spécialisées dans les crimes motivés par la haine au sein des services de police locale.

Le Parti vert s’engage à protéger les minorités contre la discrimination, un élément essentiel d’une économie verte. Les verts s’engagent à réglementer Facebook, Twitter et les autres plateformes de médias sociaux pour s’assurer que seules de vraies personnes, à l’identité vérifiable, puissent publier sur ces plateformes.

Le Parti conservateur et le Parti populaire du Canada basent tous deux leurs positions respectives sur la nécessité de protéger « la liberté d’expression » et favoriseront des politiques et des mesures législatives visant à protéger la liberté de parole au Canada. Dans sa plateforme, le Parti populaire du Canada insiste sur « la protection des Canadiens contre la censure ». Les Conservateurs s’engagent de leur part à présenter un projet de loi sur la responsabilisation en matière de cyberintimidation qui interdirait l’utilisation d’un téléphone ou d’Internet pour menacer ou justifier l’automutilation.

Citoyenneté active

Certains partis ont proposé des investissements qui encouragent la citoyenneté active et la participation dans les domaines des arts et de la culture, s’alignant ainsi avec les priorités de l’ICC — et peut-être même s’inspirant de notre programme culturel et application Canoo. Le gouvernement libéral a annoncé la promesse d’un laissez-passer culturel, d’un crédit de 200 $ pour permettre aux enfants de 12 ans et plus d’avoir accès aux théâtres, musées, galeries d’art, ateliers et à d’autres lieux culturels qui présentent du contenu canadien local. Les Conservateurs ont déclaré qu’ils élimineront les frais d’admission à tous les musées nationaux pour tous les Canadiens, ainsi que les touristes.

Plutôt que d’éliminer les frais d’admission ou de promettre des crédits d’impôt pour les particuliers, le NPD et le Parti vert promettent des investissements dans les institutions artistiques et culturelles, dans les médias ainsi que dans les maisons de production artistiques et culturelles. Par exemple, dans sa plateforme, le NPD s’engage à mettre en place l’étalement du revenu imposable pour les artistes et les travailleuses et travailleurs du secteur culturel. Le Parti vert s’engage à « augmenter le financement pour tous les organismes artistiques et culturels du Canada, y compris pour le Conseil des arts du Canada, l’Office national du film et Téléfilm Canada. »

L’Institut pour la citoyenneté canadienne encourage tous les citoyens canadiens à consulter la plateforme électorale complète de chaque parti et à faire entendre leur voix le 21 octobre!

L’élection fédérale arrive à grand pas! C’est votre chance de vous prononcer sur les décisions qui auront une incidence sur votre vie. Voici tout ce que vous devez savoir pour exprimer votre vote le 21 octobre 2019!

S’inscrire pour voter

Il n’est pas nécessaire d’être inscrit·e à l’avance pour voter! Si vous n’êtes pas inscrit·e à l’avance, vous pourrez le faire à votre bureau de vote lors du jour de l’élection, soit le lundi 21 octobre.

Où voter

– Si vous vous êtes inscrit à l’avance, vous aurez déjà reçu une carte d’information de l’électeur par la poste, vous indiquant où et quand vous pouvez voter.

– Si vous ne vous êtes pas inscrit à l’avance, renseignez-vous auprès du Service d’information de l’électeur pour connaître où se situe votre bureau de vote

Quand voter

– Votez au bureau de vote qui vous est assigné le lundi 21 octobre. Les bureaux de vote seront ouverts pendant 12 heures. Consultez le site Web d’Élections Canada pour connaître les heures de vote dans votre province.

Ce dont vous avez besoin pour voter

Pour voter à l’élection fédérale, vous devez prouver votre identité et votre adresse. Voici trois façons de le faire :

– Présentez votre permis de conduire ou toute autre carte délivrée par un gouvernement canadien (fédéral, provincial/territorial ou local) avec votre photo, nom et adresse actuelle

– Présentez deux pièces d’identité. Les deux pièces d’identité doivent porter votre nom et au moins l’une d’elles votre adresse actuelle. Exemples : carte d’information de l’électeur et état de compte bancaire, ou facture d’un service public et carte d’identité d’étudiant. Consultez la liste complète des pièces d’identité acceptées pour cette option.

– Si vous n’avez pas de pièce d’identité, vous pouvez tout de même voter! Vous devrez établir votre identité et votre adresse par écrit et demander à une personne qui vous connaît et qui est inscrite à votre bureau de vote d’être votre répondant. Le·la répondant·e doit prouver son identité et son adresse.

Assistance pour voter

– Pour plus de renseignements sur les outils et les services disponibles pour vous faciliter le vote, consultez le site Web d’Élections Canada

Ça pourrait aussi vous intéresser: Notre blogue sur ce que les principaux partis politiques ont à proposer en matière de la citoyenneté, de l’immigration et de l’inclusion

Monique Brown, membre Canoo, est arrivée au Canada avec ses enfants en 2012, en provenance de la Jamaïque. Elle a obtenu la citoyenneté canadienne en janvier de cette année. Elle a choisi ce pays parce que « le Canada est reconnu pour offrir une bonne qualité de vie, en particulier aux familles ».

Après avoir emménagé au Canada, Monique a pu réaliser son rêve : retourner à l’école et devenir une infirmière autorisée. Maintenant, dans ses temps libres, elle aime explorer avec ses enfants et faire du bénévolat. Monique est fière d’être une nouvelle citoyenne canadienne et elle compte bien voter à la prochaine élection fédérale plus tard ce mois-ci.

Elle a utilisé l’appli Canoo pour découvrir Montréal en famille. Elle a profité du code de réduction VIA Rail pour s’y rendre en train et elle a utilisé son application pour recevoir une entrée gratuite à plusieurs sites culturels.

« J’ai profité du code de réduction VIA Rail pour aller à Montréal. Quelle aventure fantastique! », dit-elle, « Nous avons découvert le mont Royal et le Centre des sciences de Montréal [qui] était spectaculaire. J’étais très surprise de constater qu’il y ait, au Canada, un endroit aussi magnifique et aussi peu connu. Mes enfants et moi, nous nous sommes beaucoup amusés. J’ai été étonnée de voir à quel point j’avais aimé cette activité, même si je suis une adulte. Au début, je pensais que le site s’adressait davantage aux enfants… [mais] j’ai appris beaucoup de choses au cours de ma brève visite. Nous voulions y retourner, mais nous n’en avons pas eu le temps. »

Monique aime visiter les sites culturels avec ses enfants, comme les centres de sciences, pour en apprendre davantage sur le Canada. « Je pense que les sites culturels jouent un rôle dans le renforcement de l’inclusion sociale, car ils créent un endroit sûr qui permet à des personnes de diverses origines de se rassembler sans se sentir discriminées », affirme Monique. « Je crois aussi que les lieux culturels contribuent à favoriser le sentiment d’identité et la fierté locale tout en ayant des effets positifs sur les facteurs sociaux de la santé ».

Nous nous sommes récemment entretenus avec Véronique Couillard, gestionnaire, médias, relations publiques et relations francophones et Alexis Boyle, coordonnatrice des programmes de jeunesse et d’éducation et conservatrice, accès communautaire à la GAO. Le tout nouvel édifice de la GAO témoigne de nouvelles approches à l’égard de l’accessibilité et travaille avec sa collectivité grâce à des programmes d’approche communautaires. Il est clair que l’accès, l’inclusion et l’innovation sont au premier plan de tout ce que fait la Galerie; comment elle structure ses programmes, à qui elle s’adresse dans ses expositions et même comment elle a conçu son nouvel édifice.

La GAO a ouvert un nouvel édifice en 2018 et son architecture traduit une approche à l’accessibilité à laquelle les gens ne pensent pas nécessairement. Pourriez‑vous parler un peu de la conception de la GAO et de la façon dont elle stimule la participation?

Véronique : J’ai porté de nombreux chapeaux, et il y a très, très longtemps de cela, j’œuvrais dans des programmes publics et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à m’investir dans la modernisation du bâtiment. On a travaillé avec KPMB architects, mais la vision de l’édifice a été essentiellement le fruit de notre directrice Alexandria Badzak, notre directrice et chef de la direction, qui s’est assurée de faire participer le personnel dans ce processus.

Nous nous sommes assis tous ensemble… Et nous nous sommes imaginés ce à quoi la Galerie devrait ou pourrait ressembler. Bien sûr, ces conversations portaient sur le type de plancher que nous devrions choisir, les aires d’accueil des groupes et la hauteur des plafonds, mais nous avons également parlé de cela comme d’une occasion de repenser l’accessibilité… de façon plus globale… de se montrer accueillants.

Sur le plan physique, cela voulait dire que nous voulions… que l’ensemble de l’édifice soit accessible à quiconque n’est pas mobile ou capable de marcher… nous avons également décidé de laisser l’entrée gratuite — notre entrée est gratuite dans l’ensemble de l’édifice et nous offrons des services de garde gratuits tous les vendredis soir. Les enfants sont plus que bienvenus dans les espaces d’exposition, mais, si les parents ou les responsables désirent quelques heures de temps libre pour contempler les œuvres d’art, ils en ont également l’option.

Nous avons également prolongé nos heures d’ouverture, donc [la modernisation] représentait également une occasion de contempler les autres obstacles, pas seulement physiques, mais également sociaux et économiques; qu’est-ce qui empêche quelqu’un de venir à la Galerie?

Le nouvel aménagement de la GAO est très invitant; l’édifice compte plusieurs entrées et aucune réception.  Pouvez-vous nous parler de la nouvelle conception?

Il est vrai que lorsque vous pénétrez dans l’une de nos deux entrées principales, la première chose que vous voyez n’est pas un bureau! Vous verrez des gens attablés au café Jackson, une superbe cage d’escalier et des fenêtres intérieures afin de vous donner un point de vue privilégié sur les espaces d’exposition ou même sur les œuvres d’art directement dans le hall d’entrée. Il s’agit, dans un sens, d’éliminer tout obstacle physique ou tout obstacle qui donnerait l’impression que l’espace soit interdit d’accès.

La nouvelle Galerie d’art d’Ottawa, 2018. Photographe : Adrien Williams.

Que signifie l’accessibilité pour la GAO et à quoi cela ressemble‑t‑il?

V : Cela signifie que nous participons au débat actuel, je pense que c’est la meilleure façon de l’expliquer. La question de l’accessibilité est intemporelle, vous savez? On ne peut pas adopter une approche cloisonnée, il faut continuer de contempler cette situation, de chercher des solutions et de travailler avec nos partenaires.

Nous avons appris cela grâce à [notre collaboration] avec Carmen Papalia, un artiste vivant à Vancouver. Carmen se décrit comme un apprenant non visuel, et nous avons travaillé avec lui ainsi que dans un lieu appelé VocalEye, également situé à Vancouver. Ces deux partenaires nous ont prêté assistance en ce qui a trait à l’accessibilité, en examinant de quelle façon nous concevons nos expositions, et notre matériel d’interprétation, comme les visites.

Nous avons contemplé les moyens de devenir accessibles sur le plan audio… [ainsi que] en ajustant la hauteur des objets, afin de nous assurer que les objets ne soient pas positionnés trop haut de sorte à être visibles pour les gens plus petits ou même assis.

Je pense que le mieux est de… saisir toutes les occasions qui s’offrent à nous… pour repenser et redéfinir l’accessibilité soit à la lumière d’une nouvelle exposition, d’une nouvelle thématique, d’un nouveau public, ou parce que nous avons un nouveau partenaire ou un nouveau projet dans la collectivité, et nous devons garder en tête qu’il faut que l’art soit flexible et fluide.

Pourriez-vous nous parler un peu de votre programme, Rattraper l’écart?

Alexis : Rattraper l’écart a été financé par le Programme de subventions pour l’inclusion des aînés de l’Ontario et une grande partie du programme a permis d’accueillir des gens plus âgés de l’extérieur de la ville. Nous avons été en mesure de leur fournir un transport aller-retour pour aller visiter GAO, ce qui a permis de surmonter un obstacle important à l’accessibilité de la diversité. Ce n’est pas seulement de savoir si « les fauteuils roulants peuvent franchir la porte ».

Et quelles sont les leçons que vous avez retenues du programme Rattraper l’écart?

A : Essentiellement : que nous devrions poursuivre dans cette veine. Ce programme a été tellement bien reçu. Il ne fait aucun doute que ce type de programme intergénérationnel qui rassemble des gens issus de diverses collectivités pour qu’ils échangent grâce à l’art est nécessaire.

Les gens adorent la Galerie d’art d’Ottawa… continuons de les y amener et d’harmoniser les programmes selon leur réalité et leur collectivité. Que cela nécessite de faire appel à un traducteur pour les visites ou d’adapter les ateliers.

V : Ce que j’ai retenu de ça, c’est qu’il faut faire plus de place aux programmes intergénérationnels et que les initiatives qui sont conçues pour nous et par nous fonctionnent très bien. Cela nous assure que les programmes que nous mettons sur pied sont pertinents. Comme nous sommes étroitement liés à la collectivité et que nous nous posons sans cesse des questions, laissons les autres personnes participer activement et même décider de notre programmation, c’est aussi ça être accessible et accueillant.

Portraits en musique, mercredi 19 septembre 2018. Galerie d’art d’Ottawa Portraits en musique a combiné des danses et de la musique traditionnelle avec des sketchs interactifs. Photographe : Ming Wu

Que voulez‑vous dire par : « laisser les autres décider de la programmation »?

V : Nous avons deux exemples concrets de cela. GAO a un Conseil jeunesse, et également le programme Âge d’Art, qui est un comité pour les adultes plus âgés. Je les appelle des bénévoles, mais ce sont des membres volontaires du comité. Et de concert avec Alexis, ils organisent des programmes, des séries ou des événements inspirés de leurs besoins, et des partenariats qu’ils ont eux‑mêmes créés, et fondamentalement, la Galerie devient, d’une certaine façon, le lieu de présentation. Nous avons laissé ces deux groupes organiser des activités et elles ont connu un franc succès, parce que nous ne connaissons pas tout, nous ne pouvons être à l’affût de tout ce qui se passe, et c’est une façon de leur donner voix au chapitre.

Sur votre site Web, vous parlez des efforts qu’a déployés Portraits en musique afin de faire tomber les barrières. Pourriez-vous nous indiquer comment ce programme est parvenu à faire cela?

A : La plupart des personnes âgées qui ont participé, les musiciens chinois traditionnels et les artistes Tai-Chis, de même que les membres du centre de service de la communauté chinoise, ne parlaient anglais. Des étudiants en arts de l’école secondaire de Canterbury ont dessiné leur prestation… C’était une immense salle remplie de belle musique et de danse, et des étudiants étaient assis au sol, un peu partout, dessinant les prestations au fur et à mesure qu’elles étaient présentées. C’était si beau, et je crois que les interprètes étaient honorés de pouvoir faire rayonner leurs talents dans un espace aussi vaste et professionnel.

Même si la communication verbale n’était pas possible, les gens vouaient un respect tangible pour les talents de leurs pairs… c’était un exemple d’expressions artistiques et créatives et de la façon dont ces langages peuvent transcender.

Portraits en musique a rassemblé des membres de PAL Ottawa Community, du Ottawa Chinese Community Service Centre et des élèves du programme d’arts visuels de l’école secondaire Canterbury pour collaborer à la création d’œuvres d’art dynamiques. Photographe: Ming Wu

Avez-vous des conseils à donner aux autres établissements culturels qui tentent d’être plus inclusifs dans leurs pratiques et leurs processus?

V : Je n’en ai qu’un, et probablement que certains de ces établissements l’appliquent déjà. Pour notre part, nous savons qu’il existe des groupes, des artistes et des collectivités à qui nous pouvons nous adresser, nous identifier, ou simplement lancer des invitations ou demander des conseils.

A : J’aurais tendance à dire : regardez qui ne franchit pas nos portes et qui ne participe pas à nos programmes, voilà vos publics cibles. Allez chercher les gens qui ne viennent pas vous voir et créez un programme ou un espace, créez des liens avec eux, et donnez‑leur une raison de venir. Cela dit… [avec] je vais souvent voir certaines des populations sensibles avec qui je travaille. J’anime des ateliers à l’extérieur une fois par mois avec des gens, et une fois que cette relation de confiance est bien établie, je peux les y inviter, mais cela prend du temps, surtout si je travaille dans un lieu associé à un traumatisme.

Cette entrevue a été modifiée par souci de clarté et de brièveté.

À compter d’aujourd’hui Château Dufresne est partenaire de Canoo et permet aux nouveaux·elles citoyen·ne·s canadien·ne·s de visiter ses installations de gratuitement.

Canoo est une appli mobile qui aide les nouveaux·elles citoyen·ne·s canadien·ne·s à célébrer leur citoyenneté en leur offrant l’entrée gratuite dans plus de 1 400 musées, centres de sciences, galeries d’art, parcs et sites historiques à travers le Canada.

Le Château Dufresne est un musée et lieu historique patrimonial situé à Montréal, QC. Les membres Canoo peuvent utiliser leur application mobile pour profiter d’une entrée générale gratuite, pour eux-mêmes et pour quatre enfants maximum chaque fois qu’ils·elles visiteront le Château Dufresne.

Rare monument classé historique, depuis 1976, le Château Dufresne est une résidence jumelée construite par les frères Oscar et Marius Dufresne (1915-1918), deux figures importantes de la bourgeoisie francophone à Montréal, QC. Son architecture et sa décoration intérieure nous replongent dans l’atmosphère de prospérité du début du 20e siècle et témoignent des aspirations, des mentalités et du goût de la bourgeoisie canadienne-française influente et avant-gardiste de l’époque. Ses décors muraux, peints dans les années 1920 par l’artiste florentin Guido Nincheri (1885-1973), représentent son œuvre profane la plus importante.

Membres Canoo de Montréal et de la région, consultez votre appli pour en apprendre davantage sur le Château Dufresne et visitez l’endroit!

Pour trouver d’autres lieux à visiter à proximité, assurez-vous d’activer les services de localisation de l’appli Canoo. Apprenez-en davantage sur l’appli en consultant notre Centre d’aide Canoo.

Neelam Kushwaha est devenue citoyenne canadienne en septembre 2018.

« Je suis arrivée au Canada avec mon fils âgé de deux ans pour accompagner mon conjoint qui avait, à l’époque, un permis de travail », explique-t-elle. « Nous ne savions absolument pas que nous aimerions le Canada au point de vouloir en faire partie. Nous avons décidé de rester au Canada [en raison de] son multiculturalisme, qui ne nous donne pas l’impression d’être laissés pour compte. Un sentiment d’unité est toujours présent. Depuis le jour où nous sommes entrés au Canada, nous nous sommes sentis les bienvenus. Même s’il nous a fallu plusieurs années pour devenir canadiens, cela en vaut vraiment la peine. La citoyenneté nous a ouvert à tous et à toutes de nombreuses possibilités. »

Neelam aime le programme Canoo (anciennement connu sous le nom de laissez-passer) qui lui permet de transmettre des connaissances à ses enfants. « [Canoo] nous a aidés beaucoup plus que ce à quoi nous nous attendions, car je donne des cours à domicile à mon fils », explique-t-elle. « Nous avons souvent visité le Centre des sciences de l’Ontario et le Musée royal de l’Ontario pour découvrir et mieux comprendre les sciences, la nature et l’histoire canadienne. »

Lorsque nous l’avons interrogée sur la valeur des arts et de la culture pour les nouveaux·elles citoyen·ne·s canadien·ne·s, Neelam nous a expliqué que le programme permet aux nouveaux·elles citoyen·ne·s de mieux comprendre les nombreuses cultures qui façonnent ce pays. « Comme [beaucoup] de musées et de galeries d’art offrent des entrées gratuites, vous pouvez [vivre] toutes les cultures qui existent au Canada », explique-t-elle. « Cela vous permet de mieux comprendre et connaître les différentes cultures qui forment le Canada et qui font partie de votre collectivité. « C’est facile de se faire des amis lorsqu’on en sait un peu à leur sujet.»

À compter d’aujourd’hui Sharon Temple est partenaire de Canoo et permet aux nouveaux citoyens canadiens de visiter ses installations de gratuitement.

Canoo est une appli mobile qui aide les nouveaux citoyens canadiens à célébrer leur citoyenneté en leur offrant l’entrée gratuite dans plus de 1 400 musées, centres de sciences, galeries d’art, parcs et sites historiques à travers le Canada.

Sharon Tempe est un musée situé à East Gwillimbury, ON. Les membres Canoo peuvent utiliser leur application mobile pour profiter d’une entrée générale gratuite, pour eux-mêmes et pour quatre enfants maximum chaque fois qu’ils·elles visiteront Sharon Temple.

Membres Canoo de East Gwillimbury et de la région, consultez votre appli pour en apprendre davantage sur Sharon Temple et visitez l’endroit!

Pour trouver d’autres lieux à visiter à proximité, assurez-vous d’activer les services de localisation de l’appli Canoo. Apprenez-en davantage sur l’appli en consultant notre Centre d’aide Canoo.

Faites la connaissance de l’une des membres Canoo du nom de Viri Sanchez. Viri est venue au Canada du Mexique en 2005 avec l’aide d’une amie de Calgary, en Alberta.

« J’ai été très chanceuse de rencontrer mon amie Amanda alors qu’elle travaillait à Playa del Carmen, au Mexique », lance Viri. « Nous travaillions toutes les deux dans un hôtel et sommes rapidement devenues amies. Amanda et sa famille ont très gentiment offert de m’héberger à leur domicile à Calgary, en Alberta. J’ai eu un coup de foudre pour Calgary et les mœurs canadiennes, les grands espaces, l’air pur et la gentillesse des gens, surtout la famille d’Amanda. »

« Ils m’ont aidé pendant les deux années qui ont suivi mon arrivée. C’est Brenda, la mère d’Amanda, qui m’a suggéré d’étudier en cosmétologie lorsque j’étais à court d’options pour rester et vivre au Canada. Merci à cette famille canadienne de m’avoir permis de nouer des amitiés et de m’avoir fourni des occasions pour l’avenir. Après cela, j’ai commencé à travailler dans un salon de coiffure, où j’ai rencontré ma patronne Margo, également immigrante, qui était très accueillante et qui m’a accompagnée dans mon processus de résidence permanente.

Viri affirme que son sentiment d’appartenance est encore plus fort depuis qu’elle a obtenu sa citoyenneté canadienne.

« Chaque fois que je dis à quelqu’un que je suis devenue citoyenne, on me fait un beau sourire, on me donne même des câlins et on me félicite pour cette belle réalisation », affirme-t-elle. « Je sens que maintenant je peux continuer à avancer, à me bâtir une belle vie pour ma famille et pour moi sachant que je suis canadienne et bienvenue. Ici au Canada, j’ai trouvé une excellente qualité de vie, des amis, l’inclusion, un havre de paix et de sécurité et un monde infini de possibilités. »

Viri a déjà commencé à utiliser son appli Canoo pour explorer des lieux un peu partout à Calgary.

« Les lieux culturels témoignent du grand cœur des Canadiens et de l’évolution constante du pays grâce au multiculturalisme. » constate Viri.

Le Glenbow Museum « m’a montré tant de choses sur l’histoire canadienne, sa culture et son patrimoine. J’ai également utilisé [Canoo] pour visiter le parc national de Banff. Les montagnes procurent toujours une expérience des plus relaxantes et agréables, pendant l’été, mon époux et moi‑même allons faire de la randonnée et du camping, et pendant l’hiver, nous aimons faire de la planche à neige. »

« Comme nous avons dû travailler dur pour obtenir notre citoyenneté canadienne, nous faisons également le choix d’être Canadiens, explique Viri, nous sommes tellement reconnaissants d’être acceptés, de faire partie de ce pays grandiose. Nous n’avons pas eu la chance de naître ici, mais nous nous sentons très choyés d’avoir trouvé cet endroit et de nous y sentir les bienvenus. »

Quel est votre rôle en tant que bibliothécaire et nouvelle arrivante?
À titre de bibliothécaire et nouvelle arrivante, j’ai l’occasion de travailler avec divers organismes gouvernementaux et organisations locales qui, avec passion, met tout en œuvre pour aider les nouveaux arrivants au Canada à établir des réseaux et pour leur fournir des services.

Pourquoi l’inclusion est-elle importante pour la Bibliothèque municipale de Calgary?
L’inclusion est un principe de base de la Bibliothèque municipale. Elle renforce notre communauté en mettant les gens en contact avec des idées et des expériences, en plus de les inspirer et de les éduquer.

En pratique, quelle forme l’inclusion prend-elle dans les différents services et programmes de la Bibliothèque?
Elle élimine les obstacles qui entravent l’accès à nos services et à nos collections en proposant des abonnements gratuits, des espaces de réunion fantastiques dans toutes les bibliothèques et des programmes gratuits pour les personnes de tous âges.

L’accent mis par la Bibliothèque sur l’inclusion se retrouve dans les Indigenous Placemaking Commissions (Commissions visant à faire place aux autochtones).  Le programme favorise la compréhension par l’éducation et la communication culturelle des peuples autochtones du territoire visé par le Traité no7, ainsi que la collaboration entre les artistes de tous les milieux, de toutes les disciplines et à tous les stades de leur carrière. Il permet également la réalisation d’œuvres d’art précises qui tiennent compte des pratiques culturelles traditionnelles, des matériaux et des techniques enseignées et supervisées par les aînés et les gardiens du savoir.

Nos bibliothèques sont des espaces accueillants pour les personnes de tous âges et où on peut aussi s’amuser! Les Early Literary Centres (Centres de lecture pour enfants) offrent un espace accessible gratuitement à tous qui vise à créer une expérience que les familles ne pouvaient pas connaître autrement. Ces espaces, très interactifs et ludiques, s’appuient sur des recherches mettant en évidence l’importance du jeu dans le développement de l’enfant.

Nous invitons également nos adolescents à collaborer. Le Teen Tech Lab (Labo techno des ados) est un espace créatif qui s’appuie sur la technologie et où les adolescents peuvent recevoir l’aide de mentors bénévoles.  Le Teen Tech Lab offre plusieurs programmes, notamment des programmes parascolaires. Les programmes proposés sont gratuits, ils permettent de se présenter sans rendez-vous préalable et favorisent l’apprentissage exploratoire. Ils couvrent une variété de sujets, allant de la couture à la nutrition en passant par la robotique et la peinture, et plus encore.

Des discussions en table ronde ont lieu lors d’une cérémonie de citoyenneté organisée par la Bibliothèque municipale de Calgary le 25 avril, en partenariat avec l’ICC et IRCC. Photo crédit : Kelly Hofer

Du point de vue de l’inclusion, quels sont, selon vous, le ou les programmes les plus populaires ou les plus novateurs?
L’un de nos programmes les plus populaires est le ESL Coffee and Conversation Club (Club de conversation autour d’un café en anglais langue seconde). Il s’agit d’un programme de six semaines animé par du personnel, où les gens parlent anglais [s’ils le désirent] dans le cadre de conversations et avec des plans de cours pour en fin de compte, parler leur nouvelle langue avec plus de confiance.  Une part importante de types de cours est la socialisation et le réseautage. Les participants se font des amis en prenant un café; ils apprennent également à connaître leur ville, leur pays et le mode de vie canadien.

L’Elders’ Guidance Circle (Cercle de conseils des aînés) et de l’Indigenous Language Resource Centre (Centre de ressources des langues autochtones) sont d’autres programmes dont nous sommes extrêmement fiers et qui cadrent parfaitement avec notre orientation stratégique.

Le Cercle de conseils des aînés est un espace pour quiconque désire s’adresser aux aînés provenant de plusieurs nations. Ici, les aînés peuvent éduquer, raconter des récits et fournir une composante spirituelle aux programmes et aux services, y compris des cérémonies et des purifications par la fumée. Il est possible de rencontrer les aînées tous les jours; le calendrier est mis à jour régulièrement.

Le Centre de ressources des langues autochtones aidera à protéger, à préserver et à promouvoir la culture autochtone, grâce à un financement du gouvernement de l’Alberta d’un million $. Situé à la Bibliothèque centrale, ce sera le troisième centre du genre au Canada et n’importe qui pourra, avec sa carte de bibliothèque gratuite, avoir accès à des cours de langues, des contes, des conseils des aînés et à d’autres documents. Ce projet a été lancé en 2019, année déclarée par les Nations Unies Année des langues autochtones.

Les membres profitent de cette occasion d’adhérer à ce formidable Cercle de conseils et de discuter avec les aînés, affirme Joanne Peace, nouvelle arrivante et bibliothécaire à la Bibliothèque municipale de Calgary. Avec la permission de la bibliothèque centrale de Calgary.

Quelles réactions ou quels résultats avez-vous constatés à la suite de la mise en œuvre de ces programmes?
Les membres profitent de cette occasion d’adhérer à ce formidable Cercle de conseils et de discuter avec les aînés – ils écoutent les contes et tirent des leçons de leurs conversations. Les enfants et les familles aiment jouer et apprendre dans ces espaces et réseauter avec d’autres. Six artistes autochtones – tous provenant du territoire du Traité no 7 ou en lien avec ce dernier – ont fourni des œuvres d’art pour trois espaces de la Bibliothèque centrale.

Nos résultats se mesurent de manière à la fois qualitative et quantitative. Ils se définissent par les statistiques de fréquentation, mais aussi par les histoires merveilleuses qui illuminent nos réussites.

La Bibliothèque municipale de Calgary est ouverte à tout le monde!